Biographie du King Leopold II

King Leopold II

Louis Philippe Marie Victor
1935-1909
Belgium

Léopold II, roi des Belges (Louis Philippe Marie Victor) (9 avril 1835 - 17 décembre 1909), a succédé à son père, Léopold Ier, sur le trône belge en 1865. Sa mère était Louise d'Orléans. N'ayant pas de fils, c'est son neveu, Albert Ier, qui lui succéda à sa mort.

Léopold est né à Bruxelles. À un âge jeune, il s'est engagé dans l'armée belge, et à Bruxelles, le 22 août 1853, il a épousé Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, Archiduchesse d'Autriche, née à Pesth, Autriche (maintenant Budapest, Hongrie) le 23 août 1836, et morte à Spa, Belgique le 20 septembre 1902. Elle était la fille de Joseph, Archiduc d'Autriche (1776 - 1847) qui était le fils de Léopold II, Empereur romain germanique (1747 - 1792).

Léopold II et Marie-Henriette eurent quatre enfants !

Louise-Marie Amélie , née à Bruxelles le 18 février 1858 et morte à Wiesbaden 1er mars, 1924. Elle a épousé le prince Philippe de Saxe-Cobourg-Gotha.

Leopold Ferdinand Elie Victor Albert Marie, comte de Hainaut (en tant que fils aîné de l'héritier présomptif), puis duc de

Brabant (comme héritier présomptif), né à Laeken le 12 juin 1859 et mort à Laeken le 22 janvier 1869.

Stéphanie Clotilde Louise Herminie Marie Charlotte

Clémentine Albertine Marie Léopoldine

De son union avec la sulfureuse baronne de Vaughan naquirent avant mariage deux fils :

Lucien Philippe Marie Antoine (1906-1984), sans descendance ;
Philippe Henri Marie François (1907-1914).
Tous deux furent adoptés par un second mari, Antoine Durrieux, en 1910.

Roi des Belges

Léopold II devient Roi en 1865, à la mort de son père Léopold Ier.

Il est considéré comme un roi bâtisseur, ayant notamment transformé des villes comme Bruxelles (où il fit notamment construire les Serres royales de Laeken, par Balat) ou Ostende.

Il intervient de manière très active dans la politique belge, malgré son rôle de monarque constitutionnel, dont chacun des actes doit être contresigné par un ministre de son gouvernement. Léopold a soutenu la défense militaire comme base de la neutralité belge, mais il ne put signer la loi relative à la conscription universelle que sur son lit de mort.

Intérêts en Afrique

En 1876 Léopold II a organisé une association internationale comme paravent pour son plan privé de développer l'Afrique centrale. En 1879, sous le patronage de Léopold, Henry Morton Stanley a concurrencé l'explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza pour acquérir des droits sur la région du Congo. Pendant les cinq années suivantes, Stanley travailla à ouvrir le Congo inférieur au commerce, construisant une route du fleuve inférieur au Stanley Pool (maintenant Pool Malebo), où le fleuve devient navigable. Le comportement impitoyable de Stanley, qui souleva beaucoup de critiques en Angleterre, lui a valu lui le surnom africain Bula Matari, ou « briseur de roches. »

statue à Ostende, belgiqueÀ la conférence de Berlin de 1884-85, des représentants de 14 pays européens et les États-Unis reconnurent Léopold comme souverain de l'état indépendant du Congo. En 1891, il employa l'explorateur canadien, et commandant militaire britannique, William Grant Stairs afin de reprendre le contrôle du Katanga, convoité par Cecil Rhodes.

L'occupation est essentiellement poussée vers la vallée méridionale du Nil. Léopold tient en outre à établir un réseau ferroviaire le long du fleuve Congo et de ses affluents, à créer les sources de revenus indispensables à l'autofinancement de l'entreprise et à l'autogestion du territoire conquis.

La concurrence coloniale est alors à son zénith. La richesse insolente de ce domaine aiguise les appétits y compris la calomnie. Des témoignages établissant l'exploitation indigne et les mauvais traitements dont était victime la population indigène, y compris l'esclavage, la malnutrition, et la mutilation, en particulier dans l'industrie du caoutchouc, menèrent à un mouvement international de protestation au début des années 1900. Le journaliste et écrivain britannique Edmund Dene Morel est l'un des premiers à alerter l'opinion internationale sur les exactions commises.

Ces accusations sont indiqués dans le livre Les Fantômes du roi Léopold. Cette théorie est toutefois mise en doute par l'historien belge Jean Stengers, spécialiste de l'histoire du Congo belge, dans Congo, Mythes et réalités.
Le Roi Leopold II est mort le 17 décembre 1909 et fut inhumé dans la crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken, Bruxelles, Belgique.
Biographie du King Leopold II

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 15:27

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:14

L'histoire très mouvementée

L'histoire très mouvementée
de la République démocratique du Congo depuis 1960
(1960-1995)

L'actuelle République démocratique du Congo, colonie belge depuis 1885, n'a jamais vraiment connu la stabilité politique depuis la proclamation de son indépendance le 30 juin 1960. Entre 1885 et 1908, l'Etat Indépendant du Congo était la propriété personnelle de Léopold II, roi des Belges, puis a subi la colonisation belge de 1908 à 1960. La première émute anti-coloniale éclata le 5 janvier 1959, au stade Baudoin de Léopoldville. Le 13 janvier, la Belgique annonce des réformes devant mener à l'indépendance. En janvier et février 1960, se tient, à Bruxelles, une table ronde préparatoire à l'indépendance. Il existait à l'époque le Mouvement National Congolais (MNC) cofondé par Joseph Iléo Songo Amba et Albert Kalonji Ditunga, et présidé par le syndicaliste Patrice-Émery Lumumba. Etienne Tshisekedi était conseiller politique au sein du MNC.



N.B. Cette chronologie évoque des événements survenus au Rwanda, dans la mesure évidente où ils ont interféré sur la situation en RD Congo. Sauf à écrire l'histoire du pays en dix ou cent volumes, il n'a pas été possible d'évoquer les innombrables arrestations d'opposants, journalistes, militaires,militants de la société civile ou simples citoyens, qui ont souvent perdu la vie, que ce soit sous la pérdiode Mobutu, la "présidence" de Kabila ou en zones contrôlées par les différents mouvements rebelles.


Année 1960

30 Juin : l'indépendance est proclamée. Joseph Kasavubu devient président et Patrice Lumumba Premier ministre. Un officier belge, commandant de la Force publique, seule force armée du pays, le général Janssens, déclare : «après l'indépendance égale avant l'indépendance». Mauvais présage pour le nouveaux tenants du pouvoir à Kinshasa. Dès le début du mois de juillet l'armée montre des signes d'agitation à la fois contre les Belges et contre Lumumba. Mobutu, ancien militaire, devenu journaliste et qui avait participé à la table ronde préparatoire de l'indépendance en tant que délégué du MNC, est nommé secrétaire d'Etat chargé des questions politiques et administratives.
5 juillet : une mutinerie éclate au sein des troupes congolaises de la Force publique, à encadrement belge. Des dizaines de milliers de Belges fuient le pays.
8 juillet : Mobutu est nommé chef d'état-major des armées et entreprend l'africanisation de l'encadrement militaire.

11 juillet : Moïse Tshombe proclame la sécession de la province minière du Katanga (sud-est). La province rebelle ne retournera au gouvernement central qu'en 1963.
14 juillet : Lumumba, qui ne contrôle plus le pays, en appelle à l'ONU et à l'Union soviétique et rompt les relations diplomatiques avec la Belgique. La veille, des troupes belges avaient débarqué dans la capitale Léopolville.
8/9 août : Albert Kalondji proclame l'Etat autonome du Sud-Kasaï, avec des soutiens des pays occidentaux.

C'est le début de la première guerre civile marquée par l'intervention de mercenaires étrangers, une vaste opération de maintien de l'ordre sous l'égide de l'ONU.
5 septembre : le président kasavubu destitue Lumumba du poste de Premier ministre et fait déjà appel au jeune colonel Joseph-Désiré Mobutu pour "gérer" le pays. Antoine Gizenga, compagnon de lutte de Lumumba, crée la "République populaire du Congo" avec "capitale" Stanleyville (Kisangani), qui sera reconnue par une quinzaine d'Etats.
12 septembre : kasavubu installe un gouvernement dirigé par Joseph Ileo.
14 septembre : Mobutu "neutralise" Kasavubu et Lumumba et instaure un collège de commissaires généraux en lieu et place du gouvernement.
10 octobre : des éléments de la nouvelle armée nationale congolaise (ANC) tentent d'arrêter Lumumba, qui vit maintenant sous la protection de Casques bleus.
1er décembre : Patrice Lumumba est arrêté par les troupes de Mobutu dans le Kasaï, alors qu'il tentait de rejoindre Stanleyville.
12 décembre : Gizenga proclame Stanleyville "capitale provisoire" du pays.


Année 1961


17 janvier : Lumumba est assassiné. Selon la version officielle, il s'est agi d'un règlement de comptes entre Congolais et sa mort n'a été annoncée que le 13 février. Patrice Lumumba a en fait été assassiné près d'Elisabethville (actuelle Lubumbashi), capitale de la province alors sécessionniste du Katanga. Criblé de balles, son corps n'a jamais été retrouvé, pas plus que ceux de deux proches tués avec lui, Joseph Okito et Maurice Mpolo. Un livre récent du sociologue flamand Ludo De Witte, "L'assassinat de Lumumba", tord le cou à cette vérité-là et assure, preuves à l'appui, que la Belgique "porte la plus grande responsabilité" dans ce crime. Selon l'auteur, le but de l'élimination était, en pleine guerre froide, de maintenir le Congo dans la sphère d'influence occidentale.
Gérard Soete, commissaire de police belge chargé à l'époque de mettre en place une "police nationale katangaise", a reconnu en l'an 2000, avoir transporté les trois corps à 220 kilomètres du lieu de l'exécution, pour les enfouir derrière une termitière, en pleine savane boisée. De retour à Elisabethville, il reçut cependant "l'ordre" du ministre de l'Intérieur katangais, Godefroid Munongo, de faire disparaître les cadavres. Ce qu'il fit en découpant les corps puis en les aspergeant d'acide ¦ Une commission d'enquête parlementaire belge doit bientôt rendre le bilan de ses investigations sur le rôle de la Belgique dans l'assassinat de Lumumba. (L'assassinat de Lumumba, par Ludo De Witte- Editions Karthala)



Années 1962/63

L'armée et les forces de l'ONU mettent un terme à la rébellion de Gizenga en janvier 1962 et un an plus tard, en janvier 1963 au séparatisme Katangais.


Années 1964/65

Une vaste rébellion embrase le pays, faisant au moins 500.000 morts, selon des historiens. Elle est principalement organisée contre le pouvoir central par des partis d'inspiration communiste ou lumumbiste. Elle démarre dans la province du Kwilu (ouest) sous la conduite de Pierre Mulele, qui fut ministre de Lumumba. D'autres rebelles - Christophe Ngbenye, Gaston Soumialot, le général Olenga et un "colonel" Kabila - déclenchent à leur tour la rébellion des Simba de l'Est, s'emparent du Kivu-Maniema, de la province Orientale, du Nord-Katanga, du Sankuru et d'une partie de la province de l'Équateur. Stanleyville tombe sous le contrôle des rebelles Simba.
1er juillet 1964 : Moïse Tshombe est nommé Premier ministre par le président Kasavubu, toujours avec la bénédiction des pays occidentaux, pour tenter d'enrayer ces rébellions d'inspiration communiste. Point d'orgue de cette "reconquête", l'opération "Dragon rouge", qui permet aux forces gouvernementales aidées de mercenaires de reprendre le contrôle de Stanleyville (Kisangani).
Moïse Tshombe est destitué du poste de Premier ministre et remplacé par Evarsite kimba. (En 1967, l'avion dans le quel se trouve Moïse Tshombe, exilé en Espagne, est "intercepté" bizarrement au-dessus de l'Algérie, où il sera placé en résidence surveillée, jusqu'à sa mort d'une "crise cardiaque" en juin 1969.)
24 novembre 1965 : coup d'Etat. A l'époque colonel, Joseph-Désiré Mobutu, commandant de l'armée, renverse le président Kasavubu. Mobutu nomme comme Premier ministre un militaire, le colonel Léonard Mulamba, et gouverne par "ordonnances-lois", sans aucun contrôle du Parlement. Toutes les activités des partis politiques sont suspendues.



Année 1966

La capitale Léopoldville prend le nom de Kinshasa. Mobutu est proclamé président de la République et commence, appuyé sur son parti-Etat du Mouvement populaire de la Révolution (MPR, créé le 17 avril 1967, officialisé en mai), un règne sans partage. Chaque Zaïrois devient "membre" du MPR par naissance. Tout un programme ¦
Mai : le "complot de la Pentecôte", dans lequel est impliqué l'ancien Premier ministre, Evariste Kimba, donne la mesure de ce qui attend les Congolais. Condamnations à mort des comploteurs, et pendaisons publiques à Kinshasa.


Année 1967

Octobre : Pierre Mulele, qui s'était réfugié à Brazzaville, est capturé dans des conditions étranges, et exécuté au Zaïre.


Années 1970/72

En 1970, le général Puati, chef d'état-major de l'armée est condamné à mort. Son successeur, le général Bangal, sera lui aussi condamné à mort, un an plus tard, en octobre 1971.
Octobre 71: Africanisation. Le pays devient la République du Zaïre et Joseph-Désiré Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko kuku Ngbendu Wa za Banga.
Début d'une crise avec le Vatican (le cardinal Albert Malula, accusé de subversion, doit partir en exil pour avoir critiqué dans son journal "Afrique chrétienne" le remplacement des noms chrétiens par des noms "authentiques").


Année 1977

8 mars : le Shaba (ex-Katanga) est envahi par d'anciens «gendarmes katangais» opposés au régime Mobutu qui viennent d'Angola. Les sécessionnistes sont conduits par le général Nathanaël Mbumba, ancien commissaire de police en 1967 et qui était parti en exil en Angola en 1968. récupéré alors par les Portugais, il servira dans les commandos baptisés "Flèches noires", forgés par les Portugais pour éliminer les rebelles révolutionnaires angolais du MPLA. Nathanaël Mbumba s'attaque au Shaba à la tête du front de Libération national du Congo (FNLC), mouvement créé dès le mois de juin 1968. Ces sécessionnistes seront finalement défaits par des troupes zaïroises, aidées par un corps expéditionnaire marocain avec l'appui logistique de l'armée française qui sert au transport aérien des troupes marocaines et zaïroises. Mbumba est définitivement vaincu en mai.


Année 1978

Mai : deuxième guerre du Shaba. Invasion de Kolwezi par les ex-gendarmes katangais, venus cette fois de Zambie. La prise d'otages européens donne le prétexte à une intervention des parachutistes français et belges qui libèrent les ressortissants étrangers et permettent aux troupes zaïroises de reprendre la ville.
Juin : une force panafricaine de maintien de la paix (avec surtout des Togolais) est envoyée dans le Shaba où elle restera un an.


Année 1982

15 février : Etienne Tshisekedi wa Mulumba fonde dans la clandestinité l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui deviendra le fer de lance de la contestation du régime Mobutu. Tshisekedi avait pourtant collaboré avec Mobutu depuis des années (voir sa biographie)



Année 1984

Novembre : des exilés zaïrois venus de Tanzanie, conduits par Paul-Roger Mokede, qui a dirige le Mouvement national congolais rénové, s'emparent de la ville de Moba sur les rives du lac Tanganiyka. Les forces zaïroises, aidées de parachutistes français, réduisent ce nouveau coup de force.


Année 1985

Février : violents incidents sur les campus des universités de Mbandka et de Kisangani.
Juillet : les forces de la rébellion du Parti révolutionnaire populaire (PRP) de Laurent-Désiré Kabila attaquent pour la seconde fois en six mois la ville de Moba. Le maquis de Kabila est installé sur les rives du lac Tanganyika depuis les années 60.
Année 1986

Mars : Amnesty International publie un imposant rapport sur les multiples cas de "tortures, assassinats et arrestations" .
Septembre : Mobutu envoie 350 parachutistes à la rescousse du président togolais Eyadema menacé d'invasion à partir du Ghana.


Année 1987

Juillet : plusieurs dizaines de soldats zaïrois sont tués dans le Nord-Kivu, à Kasindi. Dans cette région, foisonnent à l'époque une multitude de groupuscules rebelles, parmi lesquels, le Parti pour la libération du Congo (PLC), l'Armée congolaise de libération (ACL), ou des groupes qui se réclament du PRP de Kabila ou du Mouvement national congolais (MNC). Ils opèrent souvent à partir de l'Ouganda.


Année 1990

24 avril : dans un discours, Mobutu annonce la fin du parti-Etat et autorise le multipartisme. Une conférence nationale est convoquée, mais le pays va connaître une longue période de transition et s'enfoncer dans la confusion politique et le désordre.
Nuit du 10 au 11 mai : un massacre d'étudiants a lieu sur le campus universitaire de Lubumbashi, qui aurait fait officiellement un mort. Des sources indépendantes s'en tiennent quant à elles au bilan de plus de cent tués.


Année 1991

19 mai : tous les partis conviennent que la conférence nationale sera souveraine et ses décisions exécutoires.
Avril à juillet : Emeutes et manifestations dans le pays.
22 juillet : Tshisekedi est "nommé" par la présidence, au poste de Premier ministre. Les alliés de l'UDPS (PDSC et UFERI) protestent. Sous la pression des combattant de l'UDPS, Tshisekedi refuse cette nomination présidentielle.
Septembre : mutinerie de soldats suivie de pillages à Kinshasa et dans d'autres villes: 117 morts. 9.000 résidents étrangers sont évacués par des troupes françaises et belges.
1er octobre : Tshisekedi est "élu" Premier ministre pour quelques jours. Il est rapidement destitué par le maréchal Mobutu pour avoir refusé de signer les passages de la prestation de serment relatifs au chef de l'Etat "garant de la nation", terme qu'il récusait. Il est remplacé le 23 octobre par Mungul Diaka, un ancien compagnon de Lumumba, président du Rassemblement des démocrates républicains (RDR), et qui vivait en exil en Belgique. Mais son "étiquette d'opposant" ne passe pas car, passées les années Lumumba, il fut plusieurs ministres de Mobutu, membre du MPR, et son exil n'était dû qu'à une fuite pour détournement de fonds, en 1980. Il avait créé son propre parti, le RDR, à la faveur du multipartisme en 1990.



Année 1992


22 janvier : le gouvernement du nouveau Premier ministre Nguz Karl I Bond annonce avoir déjoué un coup d'Etat, visiblement monté de toutes pièces pour permettre, à Mobutu de reprendre de l'autorité sur le pays et notamment son armée qui est de plus en plus incontrôlée ,secouée par de nombreuses désertions.
3 février : les évêques publient un texte dans lequel ils vantent les mérites de la Conférence nationale souveraine.
16 février : la "marche des Chrétiens". 500 000 personnes descendant dans la rue à Kinshasa pour réclamer la poursuite du processus de démocratisation à travers la Conférence nationale souveraine (CNS), interrompue par le gouvernement de Nguz Karl I Bond. Bilan, entre 17 et 32 morts, selon les sources.
14 août : Etienne Tshisekedi , le Kasaïen, est "élu" Premier ministre du Zaïre par la Conférence nationale souveraine.
Le gouverneur "nationaliste" de la province zaïroise du Shaba (ex-Katanga), Kyungu Wa Kumwanza et le Premier ministre déchu, Nguz Karl I Bond, fondateur de l'Union des fédéralistes et républicains indépendants (UFERI), déclenchent une "chasse aux Kasaïens" dans la province du Katanga. Cette "épuration ethnique" au Katanga a provoqué la mort de dizaines de personnes, entraîné l'exode de milliers de Kasaïens vers leur région d'origine dans des conditions humanitaires et sanitaires effroyables.(Une excellente bande dessinée de Tshibanda Wamuela Bujitu et Nsenga Kibwonga - "Les refoulés du Katanga"; Edit. Impala - retrace cet épisode sanglant pour les Kasaïens)
4 décembre : les blindés et les troupes de la garde présidentielle encerclent et investissent les bureaux du Premier ministre Tshisekedi, Mobutu lui rappelant "la légitimité du chef de l'Etat".



Année 1993


Janvier : nouveaux pillages des militaires à Kinshasa qui font entre 300 et 1.000 morts et occasionnent le départ de plus de 2.000 résidents étrangers.
Des troubles ethniques dans le Shaba entraînent le déplacement de près de 100 000 personnes. Les violences ethniques font 2 000 morts dans les provinces du nord Kivu.
Etienne Tshisekedi est destitué de son poste de Premier ministre par Mobutu. La tête du gouvernement est confiée à Faustin Birindwa, un transfuge de l'opposition radicale qui n'est même pas reconnu par les pays occidentaux traditionnellement proches du Zaïre, Etats-Unis, Belgique et France


Année 1994

Janvier : mise en place du Parlement de transition du Zaïre (Haut conseil de la république/Parlement de transition -HCR/PT), instance législative de la transition, qui a notamment pour rôle de contrôler l'action du gouvernement. La constitution provisoire lui donne des pouvoirs très étendus notamment celui de décider en dernière instance de la promulgation des lois en cas de désaccord entre le gouvernement et la Présidence. Le HCR/PT est instauré sur décision de la Conférence nationale souveraine qui prend fin. La fin de la transsition, "gérée" par la HCR/PT est fixée au 9 juillet 1995.

Le HCR/PT est présidé par Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani. Les 738 conseillers qui composent le HCR/PT, choisis parmi les 2.800 participants à la Conférence nationale souveraine (CNS) achevée en décembre 1992, ont été désignés par les partis politiques et les associations de la Société civile et n'ont en fait aucune légitimité populaire. Leur statut prévoit une indemnité de l'ordre de 500 dollars par mois, une véritable fortune au Zaïre, alors qu'un fonctionnaire ou cadre en gagne moins de 50, lorsqu'il est payé.
La fin de la transition fixée constitutionnellement au mois de juillet 1995 mais les élections générales qui devaient se tenir avant cette date n'auront finalement jamais lieu.
6 avril : au Rwanda, de retour d'un sommet de chefs d'Etat en Tanzanie, l'avion du président rwandais, Juvénal Habyarimana, est abattu par des "éléments non identifiés" à Kigali. Le président rwandais, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et dix autres personnes sont tuées. Le 7 avril, début d'une situation très confuse à Kigali où le Premier ministre, Agathe Uwilingiyimana, est tuée par des militaires. Des milliers de Rwandais, notamment tutsis, sont exécutés et 10 Casques bleus belges de la MINUAR tués. C'est le début du génocide. Le 20 avril, le Conseil de sécurité de l'ONU n'autorise qu'une présence symbolique de 270 Casques bleus. Le 23 mai, le Front patriotique rwandais, qui va prendre le pouvoir à Kigali, fait le bilan des massacres : "entre un demi-million et un million" de personnes ont été tuées depuis le 6 avril.
22 juin : le Conseil de sécurité de l'ONU donne son feu vert à la France pour une opération militaire destinée à protéger les populations civiles contre les massacres. L'opération, baptisée "Turquoise", va mobiliser, jusqu'au 22 août, 2.500 soldats français, ainsi que plusieurs contingents africains, dans le sud-ouest du pays, ainsi que dans les camps de réfugiés du Zaïre.

Fin Juin : le maréchal Mobutu accorde aux troupes françaises le droit de s'installer à Goma, dans l'est du Zaïre, dans le cadre de l'opération "Turquoise". Cette opération permettra aux miciliciens Interahamwes et aux anciens soldats génocidaires de l'armée rwandaise de trouver protection au Zaïre.
Juillet : Kengo wa Dondo, qui a fait éclater l'opposition radicale à Mobutu en deux tendances, une regroupée derrière Tshisekedi (l'Union sacrée de l'opposition radicale - USOR) et la sienne dite "modérée" et appuyée par les pays occidentaux, est désigné Premier ministre par le HCR/PT, nomination qui déclenche la colère permanente de Tshisekedi.
Du 14 au 18 juillet : plus d'un million de rwandais hutus se réfugient dans l'est du Zaïre, après le génocide au Rwanda et la prise de la capitale Kigali, le 4 juillet, par le FPR.



Année 1995


31 mars : Etienne Tshisekedi appelle à une marche monstre pour obtenir la démission de l'archevêque Laurent Monsengwo, président du HCR/PT, l'accusant de "trahison", de "goût effréné du pouvoir" et de "ternir l'image de marque de l'Eglise catholique". L'opposition radicale, qui avait porté Mgr Laurent Mossengwo au pinacle de la sagesse politique au temps de la Conférence nationale souveraine (CNS, 1991-1992) et ensuite à la présidence du HCR/PT, lui reproche d'avoir favorisé la nomination de Kengo Wa Dondo, comme Premier ministre issu de l'opposition "modérée".
23 juin : l'Union de la gauche congolaise (UGC), cartel des partis socialistes et lumumbistes "progressistes", réclame dans une déclaration que "le pouvoir exécutif qui lui a été arraché par un coup de force au milieu des années soixante lui soit restitué pacifiquement le 9 juillet, date de la fin de la transition".
La Cour suprême de justice décide de la prolongation d'un an de la durée de la transition politique dont la fin était initialement prévue le 9 juillet 1995.
Mobutu signe quelques semaines plus tard une ordonnance prolongeant la transition de deux ans. Les élections devront se tenir avant juillet 1997.

18 août : des milliers de personnes défilent à Kinshasa à l'appel de l'Union sacrée de l'opposition radicale zaïroise (USOR) pour protester "contre les ingérences étrangères et celle de la France en particulier" dans les affaires intérieures du Zaïre.

Septembre : de son village natal de Gbadolite, Mobutu déclare qu'"il n'est plus question que le Zaïre donne l'impression qu'il veut chasser ceux qu'il a fraternellement accueillis", faisant allusion à la présence au Zaïre de plus d'un million de réfugiés rwandais et burundais.

Octobre : les parlementaires du HCR/PT s'attribuent une indemnité mensuelle de 1.000 dollars, lors d'une réunion "à huis-clos" (le salaire d'un professeur d'université n'excède pas 10 USD par mois)
Des jeunes militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti de Tshisekedi, sont accusés d'avoir indirectement (par jet de pierres) provoqué la mort par crise cardiaque de Roger Gisanga, membre fondateur de l'UDPS qu'ils avaient pris à partie devant le domicile de Tshisekedi, à Limete, dans la périphérie de Kinshasa. Ces miliciens se dénomment les "Parlementaires debout", par opposition aux parlementaires qui siègent au Parlement de transition.

24 novembre : Mobutu fête ses trente ans de pouvoir. L'opposition "radicale" animée par Tshisekedi continue de réclamer le départ du Premier ministre Kengo et appelle à une journée "ville morte" considérant le 24 novembre comme une "journée de deuil" pour protester contre "30 ans de dictature".
Novembre - décembre : au moins 100 morts à la suite d'affrontements armés dans le Masisi, à l'est du pays , entre la population zaïroise Hunde et les Banyarwanda, populations émigrées d'origine rwandaise arrivées dans le pays de longue date, à la différence des centaines de milliers de réfugiés hutus se trouvant, depuis le génocide de 1994, dans la région de Goma (plus au sud).

Depuis l'arrivée à Goma de soldats des Forces armées rwandaises (FAR) en déroute, le niveau d'armement des bandes rivales, qui s'opposent à l'origine sur des questions de propriété de la terre, s'est considérablement accru. Des extrémistes hutus rwandais seraient intervenus dans le conflit et menaceraient également les quelque banyarwandais tutsis dans le Masisi. La population totale du Masisi est estimée à 600.000 personnes dont 85 % de Banyarwandais et 15 % de Hunde, qui se considèrent comme les seuls véritables autochtones.
25 décembre : 19 morts à Goma, dont un officier supérieur de la Garde civile, à la suite de violences entre militaires de différentes armes et des civils

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 15:37

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:15

Expédition au Congo

Expédition au Congo
Géographie


La République démocratique du Congo est un pays de 2.345.000 km2, un du plus grand pays en Afrique avec l'Algérie et Soudan, mais elle est de loin la plus fertile d'elles car elle contient un de la forêt tropicale principale du monde.
Le Kinshasa capital sur les banques du fleuve du Congo, mensonges quelques 500km de la mer.


Ils sont des habitants d'environ 50 millions qui, sans compter que les langues locales, parlent la plupart du temps français.
Parmi les autres langues locales parlées sont le Lingala dans la région de Kinshasa, de Kiswahili dans l'est, et de Bakongo dans le secteur maritime.

# Posté le samedi 21 janvier 2006 02:56

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:15

Expédition au Congo

Expédition au Congo
Géographie


Le Congo est riche en ressources naturelles cuivrent, diamant, forêts, agriculture.
Le fleuve du Congo est le deuxième plus grand fleuve du monde concernant son écoulement de l'eau (40,000m3 par seconde) après l'Amazon (100,000m3 par seconde). Il est navigable de la bouche à Matadi pour des bateaux avec une ébauche d'environ 7 mètres. Vers le haut de fleuve ils sont plusieurs autres extensions séparées par des rapids, les principales allant de Kinshasa à Kinsangani. Le fleuve du Congo s'était également appelé Mwanza, Nzadi (qui a donné Zaïre), Rio font Padraõ, Rio Poderoso.

# Posté le samedi 21 janvier 2006 03:01

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:16

Expédition au Congo

Géographie


]Les ports principaux sont Boma et Matadi, mais les grands camions-citernes et tout autre navire peuvent ancrer dans les eaux profondes dans la bouche du fleuve.
Après un estuaire profond de l'eau au sujet de 20miles longtemps, le bateau naviguant vers le haut du fleuve écrivent une section peu profonde avec un système des canaux de décalage de l'eau pour une longueur de 25 milles. La distance entre la banque droite, nord des grandes îles de Mateba, et et de la banque du sud est environ dix milles. L'ébauche permise dans cette section change entre 15 et 25 pieds.


Upriver de Boma, le fleuve coule entre de hautes collines dans un canal profond environ 35 milles jusqu'à Matadi. Le problème principal là est le courant qui peut atteindre 10 noeuds vers le bas de fleuve juste de Matadi avant que le fleuve fasse un tour impressionnant à un angle droit dans le coudé ait appelé la bouilloire du diable (chaudron) où les eaux coulent contre une falaise verticale environ 300 mètres hauts. Ce courant fort se produit dans un passage 'étroit 'environ 1km large, où le Japonais a construit le premier pont à travers le fleuve.
Expédition au Congo

# Posté le samedi 21 janvier 2006 03:31

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:14